Nous nous couchions ce soir là avec un soulagement certain d'avoir ENFIN de quoi rentrer en France sans encombre administrative et un Petit R. un peu plus Ronchon que d'habitude, enfin nous pourrions également dormir dans une certaine fraicheur nocturne.. C'était sans compter sur nos compatriotes résidents du même immeuble ! J'avais entendu juste avant notre départ de France que nous étions les pire touristes du monde ! Curieux mais ce sondage ne me surprendra plus... 1 h du matin, une bande de quelques jeunes andouilles déboula dans leur appart 2 étages plus bas. Nos 2 fenêtres intérieures donnant sur un vide sur cour très exiguë nous entendions nos voisins comme s'ils avaient élus domicile au pied de notre lit … Terriblement bruyant, entre « boulette de chichon », briquet introuvable, ennui gastrique et gestion d'une cuite qui en faisait beugler (en plus) un d'entre eux, je me décidai a réprimander gentiment par la fenêtre dans un 1er temps... 20 secondes chrono de silence plus tard, les gesticulations reprenaient, JM descendit leur intimer l'ordre de la fermer, je dû à mon tour leur secouer les plumes en devalant 2 étages dans une humeur de Dogue Allemand, a 5 h du mat je gueulai a mon tour a la fenêtre.. enfin le sommeil les assomma .. nous avions dormi en pointillé.

Au matin Petit R. se plaigna de maux de ventre et de diarrhées. Descendu à la pharmacie chercher de quoi soulager la douleur intestinale, son état passait du « je vais mieux  à j'aiiiiiii mmmmaaallllll auuuu vennnnnnnnntrrree !! » nous décidions de le laisser se reposer pour la journée pendant que nous allions flâner dans les ruelles d'Essaouira (« Boureau d'enfant ! »). Nous convenions d'un rendez-vous à son « chevet » toutes les heures. Il nous accompagna dans l'après midi, j'en profitai pour me faire faire un tatouage au Henné sur la cheville au détour d'une rue, nous trouvions également « l'instrument de musique » que nous nous étions promis de ramener, peu importe l'objet, nous avions fait un pacte avec JM «Nous reviendrons dorénavant de nos voyages avec un instrument de musique », c'est ainsi que nous négocions l'achat d'un « Déf » (impossible de savoir comment cela s'écrit, juste la prononciation suffira) carré de peau décorée servant à rassembler les gens des villages lorsque le « conteur » venait à leur rencontre, le Déf accompagné également le conteur dans son histoire. En fin d'après midi Petit R. épuisé par sa petite ballade repris le chemin de son lit, se plaignant toujours de son ventre, de ses inombrables aller-retour au toilettes où il se vidait (moi qui râlait de ne pas le voir faire dans les 1ers jours du voyage ! J'étais servi !), il avait pris froid la veille avec sa baignade dans la mer froide et le vent qui soufflait sa brise fraiche. Nous décidâmes de ne pas le forcer à manger hormis 3 « Prince Choco » (Merci les produits d'exportation) pour soulager l'estomac gavé de pilule toutes les 2 heures !

En début de soirée et malgré un air maussade et peu engageant de notre progéniture, nous choisissions le resto réputé des routards à Essaouira. Arrivions de bonne heure pour ne rester que le minimum vital, et remettre l'enfant dans ces draps. Se plaignant toujours de son ventre je lui conseilla de prendre son plat préféré, peut être les Pâtes bolo lui ouvriraient l'appétit. Nous avions commandé, nous étions dans un endroit charmant et très exiguë, un peu comme si tous les clients ne formait qu'un seul et même groupe. Les plats arrivèrent, je ne goutais qu'a un minuscule morceau de mon Tajine citron confit, JM n'eut même pas le temps de sentir l'odeur de son couscous, je vis Petit R devenir.. jaune, je me levai d'un bond essaya de le faire bondir hors de son siège, peine perdu il était figé et …. se mit a vomir des litres de … je sais pas quoi puisqu'il n'avait RIEN mangé ! La main de JM devant la bouche fut aussi efficace qu'un « cataplasme sur une jambe de bois » (comme on dit dans ma famille), il inonda littéralement la table, son plat, le sol.. enfin un truc immonde dans un resto. J'avais eu le temps de le prendre par le bras et le faire courir a l'extérieur lorsqu'il déposa AUSSI un pâté devant la porte. JM se rependit en excuse (fallait avoir envie de continuer a bec'ter après ça j'vous le dis !! pouuuhhaaa... entre le spectacle et l'odeur .. un bonheur !) les gérants furent charmants soulignant qu'ils avaient aussi des enfants et qu'ils savaient ce que s'était ce genre de situation. Nous rentrions à l'Appart en réprimandant sévèrement un Petit R qui n'avait pas bougé d'un pouce alors qu'il sentait bien qu'il allait dégoupiller. (Je rappelle au Public qui va me tomber sur le « rable » que Petit R à 10 ans dans 3 mois quand même !!)  (« Boureau d'enfant ! »). Après ça il se sentait dans une forme olympique, en un mot « il suffisait qu'il gerbe un bon coup pour allait bien ! ». Il se doucha pour la 35 ème fois de la journée se coucha soulagé de son mal de ventre ! Nous le bordions et partions nous aérer un peu dans le quartier animé. (« Boureau d'enfant ! »). Nos voisins s 'étant fait virer l'après midi même par notre hôtelier qui avait récolté notre plainte et celles des précédents locataires de NOTRE studio. Nos voisins crados et irrespectueux avaient laissé un tas de merdes en tout genre de quoi occuper cette pôôvre femme de ménage 2 heures durant, les rats d'égout avaient quittés le navire en laissant leur immondices en guise de vengeance.. Crétins finis !

Nous nous endormions donc pour un repos largement mérité et d'un lourd sommeil réparateur. Demain nous changions nos plans.


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